Sculptrice métal


Présentation
Mes sculptures prennent vie avec des matériaux de récupération que je soude à l'arc.

Parfois mobilier (approche classique), parfois sculptures (approche Apache),
ou bien encore les deux à la fois (à mi-chemin des pôles),
je m'amuse à réinventer l'usage d'une pièce de bateau,
d'un disque de voiture, d'une palme de machine agricole.
Créer en recyclant, redonner vie aux déchets, voila ce qui me plait!

Ce que j'aime dans mon travail ?
l’idée du recyclage artistique,
de la sculpture-objet avec un regard ému sur le travail des Lalanne,
de la légèreté, par contradiction avec la loi de densité du métal,
de l'idée amusante que s'y cachent des symboles inconscients,
Quelques composants essentiels à ma création, le tout étant de ne pas se prendre trop au sérieux.

Je vous ouvre les portes de mon univers où la fourmi se transforme en chaise de bar,
le luminaire en fleur, le lama en tabouret-confident,
où le serpent-volant transporte sa maison-mobile sur son dos,
où l'homme-poisson se prend à rêver d'être un oiseau...


En savoir un peu plus


Je travaille le métal comme la taille de pierre, dans l'instant présent, à l'instinct.
Je puise ma création dans mon expérience de vie, une partie est consciente, l'autre non.
Cette partie cachée, si elle ne s'exprime pas consciemment, existe bien aussi.
Ce sont des capteurs sensoriels, un peu comme à l'image de capteurs de rêves.

J’aime l’extrême indien et l’homme classique au sens de Gérard Garouste, avec un profond respect pour les 2 hommes parce qu'ils partagent le même rêve selon moi, l'un rêve d'être un peu de l'autre et réciproquement, ce qui les empêchent de devenir foux,
j’aime le génie de Tinguely et son cyclope dans la forêt de Milly, j’aime les réseaux d’amis qui ne s’affichent pas sur le net,
la douce folie de Don Quichotte, le génial travail des Lalanne, l'art mais pas son marché,

J'aime la fusion des métaux et l'odeur de la forge, la pluie tropicale,

la Nuit des Soudeurs sur le port de Granville (en 2012, place à la Nuit des Soudeuses!),
le goût des carottes qui poussent dans le Sahara, j’aime les symboles cachés et les énigmatiques géoglyphes de Nazca,
Modigliani au musée du Luxembourg, Léonard de Vinci pour ses inventions géniales,



J’aime les Nouveaux Réalistes, le hurlement des singes au fin fond de la forêt amazonienne,
j’aime que mes sculptures soient identifiables mais pas par ma signature,
les performances artistiques, la Tentation de Saint-Antoine et les moustaches de Dali,

le partage des savoirs qui s’échangent dans les milieux artistiques alternatifs,

J'aime le recyclage des idées et de nos déchets, le courage des sherpas atteignant le col de La Torong La en tongs (...),
l’Autruche de Brancusi et bien d’autres encore, j’aime regarder la lune qui me renvoie à une conscience universelle,
Etre ici et maintenant, j'aime la Fondation Miro à Barcelone, le nomadisme des Baouls de la province de Calcutta,
la corne de brune qui annonce le début des festivités dans ce lointain Monastère de Tengboche,

J’aime l’architecture du Guggenheim de Bilbao et le Centre Pompidou au cœur de Paris (non mais, quelle audace),
écouter de la musique quand je sculpte, j'aime mes amis et la sincérité,
les hallucinantes constructions de Gaudí et le génie de la pyramide inversée prévalant à la construction de la Sagrada Familia,
le sage qu’était mon ami Pascal et ses idées qui vont germer pour donner naissance à de nouvelles pensées,


J’aime la force de Coriolis sur la ligne imaginaire de l’équateur à mi-chemin des pôles, un pas à gauche,
un pas à droite et le sens d’attraction terrestre s’inverse, un pas au milieu et c’est le point d’équilibre parfait (dit-on)
Ce qui me fait dire que l'équilibre est une exception dans la nature.

J’aime les générations futures et la transmission du savoir hors des réseaux sociaux, j'aime l'idée du zéro nucléaire,
Et, comme mon ami Misso, j'aime aussi penser que chaque rencontre est unique.
"Sur les 7 milliards d'humains sur terre, calculons la chance que deux êtres se rencontrent"
Cela m'a semblé effectivement vertigineux. Ne serions-nous pas plus chanceux que tous les gagnants du loto ?

Laurence Murat